Jubilé sacerdotal de perle / mardi 23 juin 2026

30e anniversaire de l’ordination sacerdotale / mardi de la 12ème semaine du Temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7, 6.12-14

« Ne jetez pas vos perles aux pourceaux ».

Pourceaux. C’est une manière littéraire – et un peu vieillie – de dire en français : cochons, porcs.

Ne jetez pas vos perles aux cochons ! Ne jetez pas vos perles aux porcs !

Jésus, mon Seigneur et mon Maître, le message est clair !

Ce message n’est pas méprisant : tu veux simplement nous dire ce matin qu’il y a une inadaptation. Donner à manger des perles à des pourceaux, ça ne convient pas car c’est inadapté. Même si les pourceaux mangent tout, il ne convient pas de leur donner à manger des perles, des choses de valeurs.

En revanche, si on a des perles, des trésors dans un coffret, on peut ouvrir à l’occasion le coffret devant ses amis et leur montrer nos perles. En ce jour trentième anniversaire de mon ordination sacerdotale – c’est le jubilé sacerdotal de perle ! je voudrais devant vous, mes amis, ouvrir mon coffret et vous montrer une perle pour qu’ensemble nous l’admirions et nous nous réjouissions. D’autant plus que cette perle vient de chez vous, de Sept-Fons.

C’était en effet en 1991. Au cours d’un de ses séjours à Sept-Fons dans le cadre du studium, le frère Jean-Hervé NICOLAS, dominicain, me remarqua dans les stalles. Comme il était très curieux de nature, le frère Jean-Hervé interrogea le Père prieur. Celui-ci lui dit : « C’est un garçon qui a longtemps pensé devenir moine et qui est maintenant au grand séminaire. Nous nous sommes attachés à lui et il vient très souvent au monastère. » Le frère Jean-Hervé NICOLAS, dominicain, répondit au Père prieur : « C’est une bonne chose. Car il est important qu’un prêtre séculier soit attaché à une communauté contemplative. »

En 1991, alors que je faisais l’été pendant la méridienne un peu de philosophie avec le Père prieur dans son bureau, j’ai reçu cette perle, cette phrase et je l’ai gardée précieusement dans un coffret, en fait dans un petit carnet. Le 23 juin 1996, j’ai été ordonné prêtre à (…) au titre de cette Église particulière. Trente ans plus tard, en lisant l’évangile du jour, j’ai décidé de vous montrer cette perle. Avec une question : pourquoi est-il important qu’un prêtre séculier soit attaché à une communauté contemplative ?

Ma réponse, en 2026, est la suivante : Elle tient en un mot, un verbe : RECEVOIR.

Ce matin, en refermant mon coffret et en rendant grâce pour le sacerdoce reçu – et tout le reste – je dis en effet à Jésus, Seigneur et Maître : « Ma misère ne m’éloigne pas, mais me rend assidu, devant toi, longtemps, pour RECEVOIR. »

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